Quelle est la proportion de femmes et d'hommes au sein de l'Université de Liège, parmi les étudiants et les membres du personnel ? L'ULiège dresse sa cartographie du genre, ainsi que les actions - en cours ou à venir - qui tendent vers le meilleur équilibre possible.

Les statistiques correspondant à l'année 2019 à l'ULiège montrent que les femmes représentent 57% des étudiants, 50% du personnel de l’ULiege, 60% du personnel administratif et technique, 50% des scientifiques et 26% des académiques.

Évolution entre les années académiques 2008-2009 et 2018-2019 : Schéma récapitulatif

schéma comparatif 2009-2019

Étudiants

La proportion de femmes parmi les étudiants de Bac et de Master reste stable et proche des 60%.

Les femmes sont majoritaires dans le secteur des sciences humaines et sociales, et le secteur de la santé, où elles représentent respectivement 63% et 67% des étudiants. Cette proportion dépasse d’ailleurs les 75% dans les domaines sciences de la santé publique, sciences vétérinaires et sciences psychologiques et de l’éducation.

A contrario, les femmes sont peu nombreuses dans le secteur des sciences et techniques : elles représentent à peine 38% de la population. Ce ratio chute à 24% en sciences de l’ingénieur, domaine dans lequel on retrouve la plus faible proportion d’étudiantes.

Enquête PostMaster 1an

16160 diplômés depuis 1 an ont été interrogés. 30% d'entre eux ont accepté de répondre à cette enquête.
Selon les réponses reçues, les femmes diplômées seraient un peu moins nombreuses que les hommes à occuper un emploi (83% de femmes contre 94% d'hommes). Parmi eux, on remarque que 50% des hommes ont un CDI temps plein contre seulement 38% des femmes.
Les femmes sont un peu plus nombreuses dans la fonction publique, comme contractuelles (10% contre 7%). Par ailleurs, on note qu’elles sont plus nombreuses à être indépendantes (16% contre 12% pour les hommes). Les chiffres des salaires sont préoccupants. On voit clairement que les femmes sont plus nombreuses dans les catégories des bas salaires. À l’inverse, les hommes sont plus nombreux dans les catégories des salaires les plus élevées. 21% des femmes ont un salaire net inférieur à 1500€ contre 12% d'hommes et 34% des hommes ont un salaire supérieur à 2000€ contre seulement 26% des femmes.

 

 

Chercheurs

Les femmes représentent +- 50% du personnel scientifique, et sont réparties selon des proportions semblables au sein des scientifiques définitifs (47%) et des scientifiques temporaires (51%). La plupart d’entre elles ont moins de 35 ans (58%), à l’instar de la situation du personnel scientifique masculin (58%).

Les femmes représentent 45% des diplômés de doctorat, elles étaient 42% en 2009.
Elles sont notamment 44% en sciences humaines et sociales, 57% en sciences de la santé, et 41% en sciences et techniques, secteur comptant le plus grand nombre de docteurs.

Les femmes sont bien représentées parmi les chercheurs en début de carrière (51%), mais leur proportion diminue avec l’évolution de carrière (Post doc ou équivalent : 44 % ; Chercheur confirmé : 33%), jusqu’au stade de chercheur expérimenté, où l’on retrouve à peine 25% de femmes.

La proportion de femmes parmi les chercheurs FNRS et Fonds associés  est plus faible : Elles représentent 49% des aspirants FNRS, 40% des post-doctorants et 31% des chercheurs qualifiés. À noter aussi que les membres des Commissions scientifiques qui examinent les dossiers sont à 81% des hommes et même 100% dans certaines disciplines. Pour plus d'informations, on se reportera au rapport genre réalisé par le FNRS.

 

Corps académique

On compte en 2019 26% de femmes dans le corps académique :

  • 28% de chargées de cours (68 femmes pour 244 hommes)
    En faculté des Sciences, on compte 3 femmes chargées de cours pour 19 hommes ; en Sciences appliquées, 3 femmes pour 26 hommes. La faculté de Psychologie et Sciences de l'Éducation est la seule à compter plus de femmes chargées de cours que d'hommes : 6 femmes et 3 hommes.
  • 29 % de professeures (58 femmes pour 201 hommes)
    La faculté de Médecine compte 5 femmes professeures pour 28 hommes, celle de Droit compte 1 femme pour 8 hommes, la faculté de Philosophie et Lettres en compte 5 pour 23 hommes, celle de Sciences appliquées 3 pour 22 hommes, celle de Sciences 8 pour 26 hommes. En revanche, en faculté de Psychologie et Sciences de l'Éducation, on compte 9 femmes professeures pour 1 homme, et à HEC-École de Gestion de l'ULiège, 13 femmes pour 6 hommes.
  • 23 % de professeures ordinaires (45 femmes pour 195 hommes)
    C'est à HEC-École de Gestion que la proportion de femmes professeures ordinaires est la moins élevée, avec 1 femme pour 9 hommes. En Sciences appliquées, on compte 3 femmes pour 24 hommes, en Médecine 5 femmes pour 26 hommes, à Gembloux Agro-bio Tech 3 femmes pour 13 hommes. C'est la faculté de Philosophie et Lettres qui compte proportionnellement le plus de femmes avec 9 femmes pour 13 hommes, suivie par la faculté de Psychologie et Sciences de l'Éducation avec 5 femmes pour 8 hommes.

 

Conseils, décanats, directions

Pour la première fois de son histoire, l’Université de Liège compte une femme Vice-rectrice.
Aucune femme n’est actuellement doyenne. En revanche, un vice-doyen sur deux est une femme : 7 femmes sont vice-doyennes à l'enseignement et 4 femmes vice-doyennes à la recherche.

Les femmes sont sous-représentées au Conseil d’Administration, notamment parmi les représentants du corps enseignant où siège seulement 1 femme à côté de 10 hommes. Elles sont un peu plus nombreuses comme suppléantes (2 femmes sur 11 comme premières suppléantes et 6 femmes sur 11 comme secondes suppléantes).

Les femmes sont sous-représentées aux conseils sectoriels de la recherche. En Sciences de la santé, elles sont 8 pour 10 hommes, en Sciences et techniques, 5 pour 13 hommes; en Sciences humaines 7 pour 12 hommes.

Leur représentation à la Fédé s’est fortement améliorée (5 femmes et 7 hommes) et elles sont majoritaires au conseil de la vie étudiante.

Les directions administratives et les secrétariats de facultés sont occupés presque exclusivement par des femmes.

À la direction des services administratifs généraux, on compte 7 femmes (ARI, AEE, SJ, RI, ARF, ARH, ARD) et 3 hommes (SEGI, Interface, Communication).

Parmi les docteurs honoris causa de l’ULiège depuis 2002, on compte seulement 20% de femmes (à savoir 30 femmes sur 150 docteurs honoris causa).

INFOGRAPHIE-GENRE-NEW 
 

Ces chiffres interpellent, évidemment. Attendre que les tendances s'inversent ne semble pas une option pour une université qui ambitionne l’excellence dans tous les domaines : l’enseignement, la recherche, mais aussi ses propres pratiques. Alors, comment faire évoluer le fonctionnement de notre institution, dans une société encore largement androcentrée ?

Comme le souligne Anne-Sophie Nyssen, Vice-Rectrice de l'Université de Liège, chargée notamment des questions de bien-être, "il convient non pas d'instaurer la parité, mais plutôt de stimuler l'arrivée et le maintien des femmes aux différentes fonctions par des comportements et actions mises en place au sein de l'ULiège. Je serai particulièrement attentive à la représentativité des femmes dans les différentes commissions et dans les propositions de docteurs honoris causa. Des cours et masters de spécialisation axés sur les questions du genre sont soutenus par l'Université. J'espère que le guide pratique "L'Égalité dans la langue" participera également au changement de la culture".

 

Genre et Égalité à l'ULiège

Bien-être

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