La formation d'ingénieur ouvre l’esprit sur un monde fascinant de sciences et de technologies, et donne accès à une variété de métiers qui permettent à chacun et chacune de s’épanouir, selon ses aspirations.FontaineNewsPascal FONTAINE, Professeur dans le domaine des systèmes informatiques distribués. Photo : ©MichelHouet

Après une thèse en Sciences Appliquées à l’Institut Montefiore, Pascal Fontaine a d’abord été post-doctorant chez Inria, au Loria à Nancy. Il a ensuite rejoint l’Université de Lorraine, toujours à Nancy, comme maître de conférences. " Je suis resté une quinzaine d’années au Loria, dans l’équipe Inria VeriDis (Verification of Distributed Systems), qui est commune avec le Max-Planck-Institut für Informatik à Saarbrücken, en Allemagne.  Le sujet de recherche de cette équipe est la vérification de systèmes distribués par des méthodes formelles.  Les méthodes formelles s’appuient sur le raisonnement logique pour établir avec une rigueur mathématique les propriétés voulues des logiciels et systèmes informatiques.  Mes intérêts de recherche sont orientés vers le raisonnement logique automatique, appliqué à la vérification de systèmes informatiques distribués. Plus précisément, je m’intéresse aux méthodes et techniques permettant d’étudier automatiquement la validité des nombreuses et longues formules logiques générées lors de la vérification formelle de systèmes.  C’est un problème difficile voire infaisable (dit indécidable) au sens de la complexité : on peut prouver mathématiquement qu’il n’existe pas de méthode capable de résoudre ce problème dans tous les cas, pour peu que le langage des formules soit relativement expressif. Mais en pratique, ces dernières vingt années ont vu des progrès impressionnants dans les outils qui s’attaquent à ce problème de la validité de formules logiques.  Mon équipe et moi-même travaillons au développement de ce genre d’outils, utilisés notamment par les entreprises qui font du développement formel par exemple dans le domaine des transports, où les algorithmes sont forcément distribués, et particulièrement critiques : un bug dans le système informatique d’un avion peut avoir des conséquences graves."

De la formation au marché du travail

" Leslie Lamport, prix Turing 2013, dit très justement qu’on ne va pas à l’université pour avoir un travail, mais pour avoir une formation. Le mieux est évidemment quand une formation permet l’accès au marché du travail. Pour cela la formation d’ingénieur et en particulier en informatique est idéale : elle ouvre l’esprit sur un monde fascinant de sciences et de technologies, et donne accès à une variété de métiers qui permettent à chacun et chacune de s’épanouir, selon ses aspirations. "

Apprendre à apprendre

" Aujourd’hui, la connaissance est largement accessible sur Internet. L’enseignement universitaire doit donc apporter en plus de bases solides et générales, une plus-value à cette information. Dans une carrière, les choses changent énormément.  Apprendre à apprendre est tout aussi important que les connaissances elles-mêmes. Aussi, le développement des compétences passe par la réalisation de projets, comme la formation d’ingénieur en propose beaucoup. Les valeurs — la recherche de la connaissance et de l’excellence, l’esprit critique, et la curiosité — que l’université doit chercher à transmettre à ses étudiants et étudiantes, sont aussi fortement liées à la recherche.  Je pense que la recherche nourrit l’enseignement universitaire car elle entretient les mêmes valeurs. "

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Pascal Fontaine

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