Philippe-Charles Schmerling naît à Delft (Pays-Bas actuels) en 1791 ; son père est médecin. Lui-même se destine aussi à la médecine. Il l’étudie d’abord à Delft, puis Leyde et La Haye. Il devient alors officier de santé dans l’armée des Pays-Bas et est en garnison à Venlo jusqu’en 1816. Il se marie en 1821 et vient s’installer à Liège où il reprend des études à l’Université pour obtenir un titre de docteur en médecine.

schmerling

I

l se consacre ensuite aux soins des malades en région liégeoise. D’après ses propres dires, en 1829 lors d’une visite à un malade à Chokier, il voit des enfants jouer avec des os qu’il identifie vite comme fossiles minéralisés. À partir de ce moment, il va explorer des dizaines de grottes de la région liégeoise pour en exhumer des ossements humains ou animaux, des pierres taillées et des objets façonnés en matières dures animales.

En 1833, il commence à publier le résultat de ses observations dans un ouvrage qui fera date dans l’histoire de la paléontologie humaine : Recherches sur les ossemens fossiles découverts dans cavernes de la Province de Liège. Il y défend notamment la thèse selon laquelle les os humains trouvés en compagnie des restes d’animaux disparus sont contemporains : l’espèce humaine est donc bien plus ancienne qu’on ne le croyait alors. Une thèse qui se heurte aux préjugés de l’époque.

En 1834, il est cependant nommé professeur de zoologie à l’Université de Liège et membre correspondant de l’Académie royale de Belgique. Mais son travail de médecin, l’exploration des grottes, le travail sur les fossiles puis son enseignement, vont affaiblir Schmerling. Il meurt en 1836 épuisé et ruiné. Il peut néanmoins être considéré comme le véritable fondateur de la paléontologie humaine et d’une école liégeoise de paléontologie et de préhistoire.

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