Entomologiste réputé, Lacordaire est choisi pour achever le mandat de Dumont, en 1857-58. Il sera ensuite prolongé dans cette charge par un autre mandat, de 1858 à 1861, pendant lequel l'Université de Liège est confrontée à de graves problèmes de locaux, en raison de l'accroissement du nombre d'étudiants.

Lacordaire

Extrait du discours de rentrée académique de 1857

Il est pour tous les établissements d’enseignement public et privé, un criterium infaillible, sinon de leur valeur morale et scientifique, du moins de l’opinion publique à leur égard : c’est le nombre de jeunes gens qui viennent y chercher l’instruction. Celui que je vous ai signalé en commençant vous frappera encore davantage, si vous le mettez en regard de celui avec lequel s’est rouverte l’Université il y a vingt ans : 372 élèves en 1836, 729 en 1857.

Jean-Théodore Lacordaire : Discours de rentrée, 1857, p. 13

Frère du célèbre prédicateur dominicain, Jean-Théodore Lacordaire naît en 1801 dans le département de la Côte d’Or (France). Le futur entomologiste manifeste dès l’adolescence un goût prononcé pour les sciences naturelles. Pendant plusieurs années, il parcourt l’Amérique du Sud d’où il rapporte des observations bientôt publiées sous la forme d’articles et d’ouvrages d’entomologie. À Paris, il fréquente notamment Pierre André Latreille et participe à la fondation de la Société entomologique de France.

Sa réputation dépasse les frontières : il est alors nommé professeur de zoologie à l’Université de Liège (1835) où il enseignera jusqu’à sa mort en juillet 1870. En 1857, il est désigné pour achever le mandat d’André Dumont, prématurément décédé, puis est prolongé dans cette fonction jusqu’en 1861.

Lors de ses discours de rentrée, Lacordaire tient à transmettre au public ses dernières réflexions relatives à l’instinct, à l’intelligence et à la sociabilité des animaux, sur les espèces perdues ou sur la géographie zoologique. Membre de l’Académie royale de Belgique (1842), il devient aussi le secrétaire-général de la Société liégeoise de l’Émulation (1842-1846).De 1834 à 1838, il publie son Introduction à l'entomologie, comprenant les principes généraux de l'anatomie et de la physiologie des insectes et, en 1835, une Faune entomologique des environs de Paris. Mais son œuvre majeure est une Histoire naturelle des insectes. ″Genera″ des Coléoptères (1854-1876), immense travail paru en treize volumes et que sa mort a interrompu.

 

Extrait du discours de rentrée académique de 1859

Vous avez pu remarquer Messieurs, avant d’entrer dans cette enceinte, les changements qui ont eu lieu dans ses abords et qui contribueront, quand il seront terminés, à l’embellissement de la ville. Des jardins, dus aux soins et au bon goût de M. l’administrateur-inspecteur [Mathieu Lambert Polain], remplacent les terrains vagues qui entouraient cet édifice sur trois de ses faces et qui attristaient les regards par leur nudité et leur air d’abandon.

Jean-Théodore Lacordaire : Discours de rentrée, 1859, p. 16

 Les discours de réouverture des cours du Recteur Lacordaire

 

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Illustration : Joseph Demanniez, Th. Lacordaire, burin, s.d., Musée Wittert ULiège, inv. 21073

 

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