Charte éthique

13 Un conflit d’intérêts survient lorsqu’un lien d’intérêts compromet ou pourrait raisonnablement être perçu comme compromettant l’objectivité, l’impartialité ou l’intégrité d’une décision, d’un jugement ou d’un acte professionnel. Il peut être réel, potentiel ou apparent. Il doit être signalé et géré de manière transparente. DISCRIMINATION La discrimination consiste à traiter différemment (sans justification) des personnes ou des groupes en raison de critères que la loi belge dits « protégés », appelés aussi « caractéristiques protégées ». Une personne discriminée est traitée moins favorablement que d’autres personnes dans une situation comparable et ce sans raison valable. La discrimination peut être directe ou indirecte. En Belgique, la discrimination est interdite dans les domaines de la vie sociale auxquels s’applique la législation : emploi, offre de biens et services, soins de santé, enseignement, logement notamment. La loi antiracisme du 30 juillet 1981 porte sur les caractéristiques protégées dites raciales (nationalité, prétendue race, couleur de peau, ascendance, origine nationale ou ethnique). La loi antidiscrimination du 10 mai 2007 porte sur les caractéristiques protégées autres que « raciales » (âge, orientation sexuelle, état civil, naissance, fortune, conviction philosophique ou religieuse, conviction politique, syndicale, état de santé, handicap, caractéristique physique ou génétique, origine ou condition sociale, langue). La loi genre du 10 mai 2007 porte quant à elle, sur des caractéristiques protégées liées spécifiquement au genre (sexe, grossesse, procréation médicalement assistée, accouchement, allaitement, maternité, responsabilité familiale, identité de genre, expression de genre, caractéristiques sexuelles, transition médicale et sociale). On note que les critères protégés définis par la loi sont des caractéristiques qui peuvent résulter ou non d’un choix personnel. La discrimination, sanctionnée par la loi, est l’une des formes de la stigmatisation sociale, qui inclut l’ensemble des attitudes, croyances, jugements ou comportements négatifs à l’égard d’une personne ou d’un groupe social, en raison de certaines caractéristiques réelles ou supposées, qui conduisent au rejet et à leur exclusion sociale. (Source : Unia) DURABILITÉ La notion de « durabilité », préférée à celle de « développement durable » en raison de son caractère controversé et paradoxal, renvoie à la capacité de maintenir des conditions de vie humaines viables dans le temps. Elle repose sur l’articulation entre la préservation de l’environnement, la justice sociale et la solidité économique, dans le but de construire un avenir compatible à la fois avec les limites biophysiques de la planète - telles que la gestion responsable des ressources naturelles, la protection des écosystèmes - (Rockström et al., 2009) et avec la satisfaction des besoins humains fondamentaux - tels que l’accès à des soins de santé, à une éducation de qualité, ou encore la liberté d’expression, l’égalité des genres - (Raworth, 2017). Elle suppose que les sociétés humaines soient organisées selon des principes de soutenabilité et d’équité pour les générations présentes et futures (Renouard et al., 2020). Cette vision rejoint celle portée par les Nations Unies, notamment à travers l’Agenda 2030 et les Objectifs de Développement Durable, qui appellent à une transformation systémique des modèles de production, de consommation et de gouvernance, en vue de promouvoir des sociétés inclusives, résilientes et respectueuses des limites planétaires. Ainsi, la durabilité ne se limite pas à la recherche d’un équilibre statique entre les sphères environnementale, sociale et économique, mais engage une reconfiguration profonde des modes de vie et des institutions, orientée vers une justice écologique et sociale à l’échelle mondiale. ÉTHIQUE Éthique est le terme aujourd’hui le plus fréquemment utilisé pour désigner à la fois (i) un ensemble de principes moraux qui orientent le jugement (bon/mauvais, bien/ mal, acceptable/inacceptable), la décision et l’action (ii) la démarche consistant à identifier, formuler ou interpréter des principes moraux dans un domaine d’action ou de décision déterminé. Ainsi peuton parler, dans ces deux sens, d’éthique médicale, d’éthique animale, d’éthique de la recherche, d’éthique environnementale ou encore d’éthique des affaires. Étymologiquement, « éthique » ne diffère de « morale » que par l’origine linguistique, les deux termes

RkJQdWJsaXNoZXIy MTk1ODY=