On June 30, 1893, during Gérard Galopin's rectorship, the Technical Faculty, which brings together the special schools, becomes the fifth faculty of the University of Liège. Numerous new engineering courses and diplomas were introduced.

Galopin

Born in 1849 and deceased in 1921, Gérard Galopin completed his legal training at the University of Liège with a stay in Paris, then Caen, where he became a disciple of the jurisconsult Charles Demolombe. After a brief spell in the magistracy, Galopin was appointed to teach tax law and civil law at the University of Ghent (1877), before returning to Liège in 1885 to succeed Théodore de Savoye as chair of civil law. He was also soon appointed to teach notarial law and tax law.

"His scientific work, marked by the exegetical tradition still strong at the time, covered the whole of civil law. Although it took the form of published courses, it remained a reference for a long time" (P. Wautelet, "La faculté de Droit de l'Université de Liège").

In addition to his brilliant teaching career, Galopin was an expert on the Commission de révision du Code civil, the Conseil supérieur du Congo and the Conseil colonial. Rector of the University from 1891 to 1894, he oversaw the creation of the Technical Faculty, which was separated from the Science Faculty, as well as the introduction of bachelor's degrees in political, social and administrative sciences (1893). At the same time, the number of students enrolled fell sharply as a result of the requirements imposed by the 1890 law (humanities certificate required). With the exception of a few foreign students, girls were much less numerous during this period.

 

À propos des droits de la femme  
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La théorie des droits de la femme est une des plus intéressantes que soulève la révision du code civil. D’aucuns l’envisagent avec raison comme un des principaux aspects de cette troublante question sociale qui se pose si pressamment en notre fin de siècle […]

La plupart des grands économistes, des jurisconsultes et des hommes d’État s’accordent à reconnaître qu’il y a, dans ce domaine, de véritables iniquités à abolir, de nombreuses réformes à réaliser […] La sanction civile et la sanction pénale du devoir de fidélité ne devraient-elles pas être identiques pour le mari et pour la femme ? N’y a-t-il rien à modifier dans l’organisation légale de la puissance paternelle ? Ne convient-il pas de reconnaître à la mère un droit de recours auprès des tribunaux en cas d’abus d’autorité de la part du père ? »

Extrait du Discours… sur la réforme du droit matrimonial, Liège, H. Vaillant-Carmanne, 1895, p. 5.

 

Rector Galopin's speeches at the reopening of classes

 

«Vers l’âge de 12 à 15 ans, les signes extérieurs de la différence des sexes s’accentuent davantage ; chez l’un et l’autre, s’achève l’élaboration qui les prépare à leurs rôles respectifs ; ils entrent dans une crise physiologique qui retentit sur toutes leurs facultés : intelligence, caractère, état général. Cette crise est d’une intensité particulière chez la jeune fille ; elle réclame toute la sollicitude maternelle et, bien souvent, le secours de l’art médical. […] Le système nerveux surtout est soumis à leur influence [phénomènes internes] : la femme devient physiquement et moralement irritable ; elle est sujette à des troubles morbides qui la condamnent souvent à l’inactivité. […] Les fatigues de toute nature, les émotions et même de simples contrariétés aggravent parfois les symptômes au point de commander le repos le plus complet ».

« Qui donc oserait, après un seul instant de réflexion, soutenir qu’il n’y a aucun danger, ni même inconvénient à réunir les étudiants des deux sexes dans les amphithéâtres de dissection, dans les hôpitaux ; à les laisser se livrer en commun aux exercices pratiques que comporte leur éducation professionnelle ; à procéder devant un auditoire mixte à des démonstrations d’anatomie, de physiologie, de médecine, de chirurgie et d’obstétrique ? ».

« Tout ce qu’on peut dire, c’est que, depuis quelque temps, en vertu du silence de la loi, nos universités sont devenues des établissements mixtes. En vertu de la règle qui, depuis dix ans, place sur le même niveau, pour l’accession aux études universitaires, l’ignorance et l’instruction, les deux sexes s’y trouvent mêlés. […] cette promiscuité, dangereuse à plus d’un titre, éveille en moi un sentiment de tristesse […] »

« […] ces individualités avides de science, que tourmente le désir de tout étudier et de tout connaître »

«[…] ces esprits ambitieux qui ne voient dans le titre qu’ils cherchent à acquérir qu’un moyen de paraître supérieur »

Adolphe Wasseige, Discours de rentrée, Liège, Ch. A. Desoer, 1886

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Illustration : Adrien de Witte, G. Galopin, eau-forte, s.d., Musée Wittert ULiège, inv. 36078 .

updated on 5/22/24

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