«Vers l’âge de 12 à 15 ans, les signes extérieurs de la différence des sexes s’accentuent davantage ; chez l’un et l’autre, s’achève l’élaboration qui les prépare à leurs rôles respectifs ; ils entrent dans une crise physiologique qui retentit sur toutes leurs facultés : intelligence, caractère, état général. Cette crise est d’une intensité particulière chez la jeune fille ; elle réclame toute la sollicitude maternelle et, bien souvent, le secours de l’art médical. […] Le système nerveux surtout est soumis à leur influence [phénomènes internes] : la femme devient physiquement et moralement irritable ; elle est sujette à des troubles morbides qui la condamnent souvent à l’inactivité. […] Les fatigues de toute nature, les émotions et même de simples contrariétés aggravent parfois les symptômes au point de commander le repos le plus complet ».
« Qui donc oserait, après un seul instant de réflexion, soutenir qu’il n’y a aucun danger, ni même inconvénient à réunir les étudiants des deux sexes dans les amphithéâtres de dissection, dans les hôpitaux ; à les laisser se livrer en commun aux exercices pratiques que comporte leur éducation professionnelle ; à procéder devant un auditoire mixte à des démonstrations d’anatomie, de physiologie, de médecine, de chirurgie et d’obstétrique ? ».
« Tout ce qu’on peut dire, c’est que, depuis quelque temps, en vertu du silence de la loi, nos universités sont devenues des établissements mixtes. En vertu de la règle qui, depuis dix ans, place sur le même niveau, pour l’accession aux études universitaires, l’ignorance et l’instruction, les deux sexes s’y trouvent mêlés. […] cette promiscuité, dangereuse à plus d’un titre, éveille en moi un sentiment de tristesse […] »
« […] ces individualités avides de science, que tourmente le désir de tout étudier et de tout connaître »
«[…] ces esprits ambitieux qui ne voient dans le titre qu’ils cherchent à acquérir qu’un moyen de paraître supérieur »
Adolphe Wasseige, Discours de rentrée, Liège, Ch. A. Desoer, 1886