Le médecin Maurice Welsch est désigné, en 1971, pour terminer le mandat de Marcel Dubuisson démissionnaire. Il sera ensuite réélu pour un mandat complet. La loi de 1971, au nom de l'ouverture démocratique, élargit le Conseil d'Administration. Elle instaure aussi une répartition des moyens de l'enseignement supérieur de façon égalitaire entre les universités publiques et privées basée sur le nombre d'étudiants, mettant ainsi les universités en concurrence.

Welsch

Maurice Welsch naît le 20 décembre 1910 à Liège. Il reçoit son diplôme de docteur en médecine de l’Université de Liège en 1934. Avec des maîtres comme Henri Fredericq pour la physiologie et Désiré Damas pour la zoologie, il a de quoi stimuler ses ambitions de chercheur. Mais son domaine de prédilection sera la microbiologie. Il devient assistant en janvier 1935 dans le service de bactériologie du réputé Institut provincial Ernest Malvoz, pour intégrer dès la rentrée académique suivante le service de bactériologie et parasitologie de l’Université de Liège, dirigé par le professeur Gratia.

Mais dès cette époque, un parcours de recherche à l’étranger était bienvenu pour consolider les premiers efforts d’une jeune carrière universitaire. Maurice Welsch se rend au National Institute for medical research de Londres en 1937, et aux États-Unis en 1939, notamment au Rockfeller Institute for medical research de Princeton.

Officier de réserve, la guerre l’appelle dans les rangs du service de santé de l’armée belge, en Grande-Bretagne et sur le continent, en fonction de la progression des alliés.

En 1945, il est nommé chef de travaux à l’Université de Liège, et sa carrière peut reprendre son cours. Il s’engage dans la grande révolution pharmaceutique en cours : l’utilisation des antibiotiques, qui auront désormais un impact considérable sur l’amélioration de la santé des populations. Il tire profit des avancées américaines en la matière pour initier à Liège le Centre de recherches pour la pénicilline et les autres antibiotiques, qui deviendra le Centre national pour la production et l’étude de substances d’origine microbienne.

En 1950, il est nommé agrégé de faculté, année du décès de son patron André Gratia, dont il hérite des enseignements en bactériologie et parasitologie. Chargé de cours en 1951, il prend la direction des laboratoires de microbiologie générale et médicale de la faculté de Médecine. Il devient professeur ordinaire en 1954. En dix ans, il a déjà inscrit profondément sa marque à l’Université de Liège.

Membre de l’Académie royale de Médecine, il fait partie d’un vaste réseau scientifique, et est notamment directeur de l’International Center for information on antibiotics à partir de 1962, et président de la Société internationale de chimiothérapie de 1965 à 1971.

Plusieurs fois doyen de la faculté de Médecine dans les années 1960, il accompagne le projet de construction du CHU au Sart Tilman. Il devient recteur en 1971, une année très particulière durant laquelle deux lois bouleversent le paysage universitaire, l’une modifiant la gouvernance au sein du Conseil d’administration des institutions universitaires, et donc les pouvoirs du recteur, et l’autre concernant le financement de l’Université calculé en fonction du nombre d’étudiants inscrits. Welsch affronte les conséquences de ces nouveautés durant toute la durée de son mandat, jusqu’en 1977.

Maurice Welsch décéde le 11 février 1986.

 

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