Le 1er IRM pour chevaux en Wallonie accessible à la Clinique vétérinaire de l’Université de Liège


Fruit d’un investissement global de 840.000 euros consenti sur fonds propres par l’ULg, à travers le pôle équin de sa Clinique vétérinaire universitaire, l’IRM équin est unique en Wallonie et est le premier équipement de ce genre disponible en milieu universitaire en Belgique. L’IRM est désormais opérationnel et prêt à recevoir ses premiers « patients » sur le site de la Faculté de Médecine vétérinaire de l’ULg au Sart Tilman.

Les médecins vétérinaires sont les premiers prescripteurs des examens IRM, pouvant référencer les cas cliniques qu’ils rencontrent à la Clinique vétérinaire universitaire de Liège. C’est pourquoi l’outil et les différents types d’examens rendus possibles au moyen de cette technologie d’imagerie de pointe leur ont été présentés ce 18 septembre à l’occasion de l’inauguration de l’IRM équin de l’ULg.

Un IRM équin pour quelles pathologies, quels diagnostics ?

IRM EquinL’IRM équin permet une évaluation approfondie du système ostéo-articulaire, et est complémentaire aux techniques déjà disponibles que sont l’échographie, la radiographie et le scanner. Il est surtout indiqué pour les examens du pied en raison de la fréquence élevée de pathologies des tissus mous dans cette région du squelette du cheval, mais il est couramment utilisé aussi pour les examens du paturon, du boulet et de la région d’insertion du ligament suspenseur du boulet.

L’examen IRM est indiqué également pour un bilan lésionnel complet en cas de syndrome naviculaire, pour le diagnostic des lésions de tissus mous (tendons et ligaments)dans des régions difficiles à explorer à l’échographie. Il sert encore à la détection précoce des lésions osseuses, l’exploration des blessures pénétrantes du pied et à chaque fois que l’utilisation combinée de la radiographie et de l’échographie n’aboutit pas à un diagnostic satisfaisant.

Uniquement pour les chevaux ?

La machine est adaptée à ces grands animaux. Mais certains examens, par exemple l’évaluation de l’encéphale, sur de petits animaux (chiens, chats…) sont techniquement possibles, en attendant l’installation d’un IRM supplémentaire, adapté aux petits animaux, au sein de la future nouvelle clinique vétérinaire universitaire.

Un équipement en soutien de la recherche en médecine régénérative

L’acquisition de l’IRM équin s’inscrit dans le projet de développement de la recherche en médecine régénérative comparée au sein de la Faculté de médecine vétérinaire. Une trentaine de chercheurs sont impliqués dans cet axe de recherches du FARAH (Fundamental and Applied Research for Animals & Health, centre de recherche intégré de la Faculté de médecine vétérinaire de l’ULg), mené en collaboration avec des chercheurs du GIGA-ULg et du CHU de Liège.

L’objectif est de développer des tissus vivants fonctionnels permettant de remplacer des tissus ou organes endommagés. La régénération peut se faire in situ par la stimulation des organes lésés ou en laboratoire. Beaucoup de ces procédés impliquent l’utilisation de cellules souches, de facteurs de croissance et/ou de matrices. La médecine régénérative s’étend à de nombreuses pathologies et ouvre de réelles opportunités thérapeutiques.

En ce qui concerne le système locomoteur du cheval, les recherches s’orienteront vers 3 axes :

  • La production de cellules souches pluripotentes ou en phase de différentiation, les facteurs de croissance et/ou les matrices ainsi que la cryopréservation des cellules.

  • L’aspect fonctionnel sur des modèles animaux ou sur des cas cliniques regroupant les laboratoires d’analyse du mouvement à l’ULg et l’unité de biomécanique de Mont-le-Soie (province de Luxembourg).

  • L’aspect lésionnel en développant les techniques d’imagerie les plus performantes, comme la résonance magnétique et lors des modèles animaux, la microscopie optique et électronique.

En médecine équine, l’utilisation de la médecine régénérative entre en phase clinique. L’IRM peut ainsi apporter des éléments de réponse par une meilleure définition de la qualité des tissus régénérés, par un suivi longitudinal aisé.

Liège : une position idéale !

Le Benelux dénombre 700.000 chevaux, 350.000 dans un rayon de 200 km autour de Liège dont 150.000 en Wallonie.

Les examens IRM concernent tous les types de chevaux : les chevaux de course (trot et galop) - 9% des populations -, les chevaux de sport pratiquant le dressage, l’obstacle, l’endurance et le concours complet – 29% -, les chevaux de loisirs - 42% - et les chevaux de travail (chevaux de trait) et d’élevage (juments poulinières et poulains) – 20%.

Combien de chevaux à la Clinique vétérinaire de l’ULg ?

Le pôle équin de la Clinique vétérinaire universitaire de Liège soigne chaque année environ 1300 chevaux. Près de 300 chevaux sont référés chaque année au pôle équin pour des pathologies du système locomoteur. Les pathologies du système locomoteur affectent chaque année 20% des chevaux de sport et de course. L’objectif est d’atteindre d’ici à 3-5 ans, 240 cas cliniques/an analysés au moyen de l’IRM équin.

Investissements pour l’IRM équin (en €, TVAC)

 

Acquisition de l’IRM équin 594.594
Module bâtiment 137.940
Installation, transport et formation 11.616
Aménagement dalle et réseaux 96.800
Total 840.950

 Financement sur fonds propres.

Prix d’un examen à l’IRM équin

Un examen IRM coute 880 Euros. A ce montant doivent être ajoutés les frais annexes comme la sédation. Selon le poids du cheval et le déroulement de l’examen, le prix global pour une IRM sera donc de 950 à 990 Euros.

Plus d’infos sur le Pôle équin de la Clinique vétérinaire de l’ULg

www.cvu.ulg.ac.be (section Pôle équin)